Formation professionnelle continue en 2020 : financements et obligations

La formation professionnelle continue en 2020 reposait sur trois piliers : des financements accessibles (CPF, OPCO, employeurs), des obligations légales pour les entreprises (contribution, entretien professionnel) et des dispositifs ciblés (plan de développement des compétences, alternance). En 2020, les employeurs devaient verser une contribution de 0,55 % à 1 % de leur masse salariale brute, tandis que le CPF a été utilisé par plus de 1 million de salariés, un record.
Financements disponibles en 2020
En 2020, les salariés et les entreprises disposaient de plusieurs sources de financement pour la formation professionnelle continue.
Le CPF permettait aux salariés d’accumuler 500 euros par an (plafonnés à 5 000 euros) pour financer des formations certifiantes. En 2020, 1,1 million de salariés ont utilisé leur CPF, soit une hausse de 40 % par rapport à 2019. Les formations éligibles étaient inscrites au RNCP ou au RS. Parmi les exemples de formations éligibles, on trouvait les certifications en langues comme le TOEIC ou Bright, les formations en gestion de projet telles que PRINCE2 ou CAPM, ainsi que les diplômes d’État comme les BTS ou licences professionnelles.
Les OPCO finançaient les formations des salariés via les contributions des employeurs. En 2020, 11 OPCO couvraient l’ensemble des branches professionnelles. Par exemple, l’OPCO Atlas (services financiers) disposait d’un budget de 300 millions d’euros, tandis que l’OPCO 2I (industrie) en avait 450 millions. Leur rôle consistait à financer les plans de développement des compétences, accompagner les TPE/PME dans le montage de dossiers et prendre en charge tout ou partie des coûts pédagogiques.
Les entreprises devaient consacrer 0,55 % à 1 % de leur masse salariale brute au financement de la formation continue. Ce budget pouvait être utilisé pour former les salariés aux nouvelles compétences comme le digital ou le management, financer des certifications obligatoires en sécurité ou hygiène, et accompagner les reconversions professionnelles. Le budget moyen par salarié variait selon la taille de l’entreprise : 300 à 500 euros par an pour les TPE de moins de 10 salariés, 500 à 800 euros pour les PME de 10 à 250 salariés, et 800 à 1 200 euros pour les grandes entreprises.
Obligations légales des employeurs en 2020
Les entreprises avaient trois obligations principales en matière de formation professionnelle continue en 2020.
Les employeurs devaient verser une contribution annuelle calculée sur leur masse salariale brute. Les taux variaient selon l’effectif :
| Effectif | Taux de contribution | Montant minimal (pour 100 000 € de masse salariale) |
|---|---|---|
| Moins de 11 salariés | 0,55 % | 550 € |
| 11 salariés et plus | 1 % | 1 000 € |
| Entreprises de travail temporaire | 2 % | 2 000 € |
Les entreprises de moins de 50 salariés pouvaient bénéficier d’une prise en charge partielle par leur OPCO. Pour en savoir plus, consultez notre article sur le taux de contribution formation professionnelle.
Tous les deux ans, les employeurs devaient organiser un entretien professionnel pour faire le point sur les compétences et aspirations du salarié, identifier ses besoins en formation et élaborer un plan de développement personnalisé. En cas de non-respect de cette obligation, les entreprises de 50 salariés et plus devaient abonder le CPF du salarié de 3 000 euros si l’obligation n’était pas respectée sur six ans. En 2020, 60 % des entreprises respectaient cette obligation selon la DARES, tandis que 40 % des salariés déclaraient ne jamais avoir eu d’entretien professionnel.
Les entreprises devaient également élaborer un plan de développement des compétences pour anticiper les besoins en compétences, former les salariés aux évolutions technologiques ou réglementaires et préparer les reconversions professionnelles. Par exemple, une entreprise du numérique pouvait inclure une formation en cybersécurité ou un accompagnement à la transition écologique dans ce plan.
Dispositifs clés : CPF, OPCO et plan de développement
Le CPF a connu son essor en 2020 avec des caractéristiques spécifiques. Les salariés à temps plein accumulaient 500 euros par an, plafonnés à 5 000 euros, tandis que les salariés peu qualifiés bénéficiaient de 800 euros par an, plafonnés à 8 000 euros. Les formations éligibles comprenaient les certifications RNCP, les formations linguistiques, les bilans de compétences et la VAE. L’utilisation se faisait via la plateforme Mon Compte Formation. Par exemple, un salarié avec 3 000 euros sur son CPF pouvait financer une certification TOEIC à 1 200 euros ou une formation en gestion de projet à 1 800 euros. Pour aller plus loin, découvrez notre guide complet sur le CPF en 2026.
Les OPCO jouaient un rôle central dans le financement de la formation en finançant les formations des salariés et demandeurs d’emploi, en accompagnant les entreprises dans le montage de dossiers et en gérant les contributions des employeurs. Par exemple, l’OPCO Uniformation finançait jusqu’à 100 % des formations pour les TPE de moins de 10 salariés.
Le plan de développement des compétences permettait aux entreprises de former aux compétences stratégiques, anticiper les mutations économiques et bénéficier de cofinancements de la part des OPCO, des Régions ou de l’État. Le budget moyen variait selon la taille de l’entreprise : 1 500 à 3 000 euros par an pour les TPE, 5 000 à 20 000 euros pour les PME, et 50 000 euros et plus pour les grandes entreprises.
Entretien professionnel : règles et sanctions
L’entretien professionnel était une obligation légale en 2020 qui devait être organisé tous les deux ans, avec un état des lieux récapitulatif tous les six ans. Son contenu incluait l’évaluation des compétences, l’identification des besoins en formation et la discussion sur les perspectives d’évolution. Les entreprises de 50 salariés et plus devaient abonder le CPF de 3 000 euros par salarié en cas de manquement sur six ans. Par exemple, une entreprise de 200 salariés devait verser 600 000 euros si elle n’avait pas organisé d’entretiens.
Comment monter un dossier de financement ?
Pour financer une formation en 2020, voici les étapes à suivre. Il fallait d’abord identifier le dispositif adapté : le CPF pour les formations certifiantes, les OPCO pour les formations incluses dans le plan de développement, ou l’employeur pour les formations obligatoires ou stratégiques. Ensuite, il était nécessaire de choisir une formation éligible en vérifiant qu’elle était certifiante (RNCP ou RS) et dispensée par un organisme agréé. Enfin, le dossier devait être déposé via la plateforme appropriée : Mon Compte Formation pour le CPF, le portail de l’OPCO concerné, ou une demande écrite pour l’employeur. Les délais moyens de traitement variaient de 1 à 2 semaines pour le CPF, 2 à 4 semaines pour les OPCO, et 1 à 3 mois pour les demandes auprès de l’employeur.
FAQ
Quel était le taux de contribution formation professionnelle en 2020 ? 0,55 % pour les entreprises de moins de 11 salariés, 1 % pour celles d’au moins 11 salariés, et 2 % pour les entreprises de travail temporaire.
Quelles étaient les obligations des employeurs en matière d’entretien professionnel en 2020 ? Un entretien tous les 2 ans, avec un état des lieux tous les 6 ans. Le non-respect entraînait un abondement correctif du CPF.
Combien de salariés ont utilisé leur CPF en 2020 ? Plus de 1 million, soit une hausse de 40 % par rapport à 2019 (source : Ministère du Travail).
Prochaine étape : Évaluez vos besoins en formation et consultez votre OPCO pour monter un dossier. Pour optimiser votre budget, découvrez nos conseils en gestion de trésorerie.